journal de bord

Les pendus

Les pendus ce sont nos malheureuses œuvres, que nous oublions une fois que nous les avons accrochées.

Les pendus ce sont des malheureux qui rêvaient d’être exposés à la vue  de tous et non de mourir là sur un mur, pendu à un clou à attendre qu’on viennent les décrocher, les descendre.

Un pendu est un mort, un oublié, un laissé pour compte laissé pour rien alors qu’un regard pourrait le ressusciter.

Une oeuvre n’est pas faîte pour être pendue à un mur mais pour être exposée, donner et partager.

Mes pendus ce sont six estampes dont personne ne me donne de nouvelles et qui ne me parlent plus.  Et quand j’y pense je me dis que le mieux serait de vite les décrocher pour les enterrer. Mais quand je le dis c’est plutôt de la colère que je ressens, celle de les abandonner à leur triste sort après avoir tant vécu avec elles. Et comme il faut bien que ce soit la faute de quelqu’un d’autre que moi nous avons trouvé un coupable : Ikrion le terrible, Machinae Scansoriae la machiavélique. Alors dès demain Moimême et Olsuperéro partiront sur le terrain pour analyser cette nouvelle menace qui changent les œuvres en pendus.

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