chronique d'une expo

Sur un petit nuage après le vernissage.

L’expo a ouvert lundi. L’accrochage fut long et laborieux. Nous étions 5, de 20 heures à minuit et je suis retournée le matin dès 9 heures. Mais tout a été prêt à temps.

Je sens vraiment un changement dans cette expo. Les passants s’arrêtent, entrent, restent. Les visiteurs prennent leur temps, refont plusieurs fois le tour. Reviennent ! Ils sont enchantés et certains restent même sans voix ! Les échanges sont nombreux et passionnants, la galerie ne désemplie pas. Le public a réellement compris ce que je voulais faire, ce que j’avais à dire. Mes recherches sur l’estampe qui se développent dans l’espace sont ressenties car sans que j’en parle les visiteurs ne parlent pas d’accrochage mais d’installation ou de mise en espace.

Cette expo est captivante mais aussi épuisante. Même la nuit, je continue de la concevoir, de l’améliorer, d’accueillir le public. Après les invitations, les remerciements puis les relances.

Je commence à réfléchir pour emmener cette exposition ailleurs. Ou du moins une partie puisque les coquillages s’envoleront pour le Brésil, à moins d’être vendus avant. J’avais déjà une gravure en Argentine … me voilà à la conquête de nouveaux mondes.

De l’autre côté je commence à m’inquiéter. Je ne voulais pas réexposer avant un bout de temps mais pas d’exposition pas de rentrer d’argent. Et aussi la peur de décevoir. Comment réussir à recréer un tel enchantement sans décevoir ? Ma dernière expo perso était il y a deux ans. Comment mobiliser autant de monde sur une autre expo qui serait  plus proche dans le temps ? J’envisage une expo à 2 vers Novembre. Les instants de vie ou ma collection de fenêtres ? Novembre pour qu’on profite des vacances, ne pas être bousculée par la rentrée, avoir le temps de refaire des économies après les voyages d’été mais juste avant la crise de Noël…

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