expositions vues, influences

Jean Cocteau.

Jean Cocteau ou Egon Schiele ? Depuis hier, je n’arrivais pas à décider duquel des deux j’allais parler. J’ai d’abord pensé les réunir en un seul et même article. Cela peut sembler étrange car ils n’ont, à priori, aucun point commun. J’en citerai deux :

  • Le travail de la ligne.
  • L‘expérience esthétique vécue en les découvrant.

C’est ce deuxième point sur lequel je souhaite m’attarder. Ils forment, avec Matisse, un trio à part. Matisse ayant été le premier artiste à compter dans ma vie, j’ai choisi l’ordre chronologique pour aborder ce triptyque de la série “Influence“.

J’aimais Cocteau avant de savoir qui il était. Enfant, chez ma tante, je regardais en boucle, sa version de la Belle et la Bête. Mais c’est lorsque le centre Pompidou lui a consacré une exposition que la rencontre a vraiment eu lieu.
J’étais au lycée et je préparais l’option arts plastiques au bac. Des expo, j’en avalais le plus possible et je trouvais ça souvent ennuyeux. J’étais à la recherche de quelque chose, mais je ne savais pas de quoi et je ne trouvais pas. J’avais des cartes d’abonnés à tous les musés et ne ratais aucune expo. J’en ai oubliées beaucoup.

J’abordais les expo de deux manière :

  • Façon élève modèle qui lit systématiquement tous les panneaux avec un carnet à la main pour en faire un compte rendu plus tard.
  • Façon m’en foutisme, je balaie la salle d’un regard et vais directement vers ce qui m’a plus. Après je passe devant chaque tableau au cas où.

L’exposition de Jean Cocteau m’a tout de suite plus. Tout d’abord je découvrais que je l’appréciais depuis longtemps. Pourquoi ne m’avait-on encore jamais dit qu’il n’a pas fait que du cinéma ? Je crois que j’ai tout aimé dans cette expo. Les portraits en fil de fer m’ont grandement impressionnée mais ce sont ses dessins qui m’ont marquée. Et plus spécialement ceux de la série pour le Mystère de Jean l’oiseleur. JE n’arrivais pas à m’en détacher et j’y revenais sans cesse. C’était la première fois (et probablement la seule) que je voyais autant de poésie dans un dessin.

  • La finesse du trait.
  • L’économie de moyen.
  • Deux motifs qui n’ont à première vue rien à voir mais qui se juxtaposent à merveille et s’assemble pour former un tout.
  • L’intégration de l’écriture.

Des points qui me fascinent toujours autant.

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