la vie à l'atelier

L’histoire d’Arachnoland, partie 2 : l’atelier actuel.

L’atelier aujourd’hui.

Le premier grand bouleversement d’Arachnoland.

Ma première victoire, c’est le retour du Japon. L’ancien atelier dans lequel étaient entreposées mes casses typo allait devenir l’atelier de Simon. Pour vider cette pièce, j’ai donné la Heidelberg. Elle est la première presse du futur atelier des impressions erotétiques dans le Morvan. J’avais rencontré les fondateurs dans leur atelier Murr à Pantin, un ou deux ans auparavant.

 L’atelier a été entièrement aménagé. Simon étant bricoleur, rien n’était impossible. De plus, il s’est avéré être un chasseur d’araignées hors pair. Rassurez-vous, il ne les tue pas. Il les expulse. Il lui arrive aussi de venir travailler dans mon atelier. Ces moments là, sont d’une paix royale. L’ennemi semble savoir qu’il n’aura pas le dessus sur lui.

Le deuxième grand bouleversement.

Ce fut le confinement qui me réconcilia avec l’atelier. J’avais donné ma lettre de démission peu avant. L’atelier sera bientôt « mon lieu de travail officiel ». Il fallait que je reprenne le dessus. Sois sur l’occupant, sois sur mes peurs.
La première astuce pour une visite quotidienne de l’atelier n’a pas marché : imprimer au fur et à mesure. L’encre a séché et une pile de lino attend son tour.
La seconde a été plus efficace. En vue de l’exposition « en coulisse » (31/08 -6/09/2020), je réalise un livre de mes projets. Une page par jour. Un format trop grand pour être travaillé ailleurs que dans l’atelier. Je m’y tiens depuis le 1er avril. Tous les jours sans faute. Et depuis la mi-mai, j’ai cessé d’effectuer mes recherches de motifs dans la cuisine pour les faire à l’atelier.


Je n’avais pas employé le terme « Arachnoland » depuis  un bout de temps. Aussi, quand j’ai dit à Joa « Bienvenue à Arachnoland !!!», pour le folklore, ça m’a semblé faux. La fin d’Arachnoland et l’avènement d’un atelier en ma pleine possession ? Lorsque j’ouvre la porte, la première chose que je fais avant de la franchir, c’est d’observer si le terrain est libre. Ensuite, s’il a plu, je vérifie qu’il n’y a pas eu de nouvelle inondation. C’est bon, la création peut commencer.

Aujourd’hui, en décrochant un cadre, j’ai trouvé un nouvel observatoire du camp adverse.

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *