gravure, sur la route de l'art

La gravure avant la gravure.(An 2004 – 2007)

Il n’y a pas eu que la gravure dans ma vie. Il y a eu beaucoup d’avant. D’ailleurs, actuellement, je n’ai pas encore fait la moitié de ma vie en gravure. Non avant la gravure, j’ai aussi voulu être (en me limitant au domaine artistique) :

  • Écrivain.
  • Poète.
  • Peintre.
  • Sculpteur.
  • Photographe (pendant un très court moment).

Avant la gravure, des techniques incomplètes.

Je ne me souviens plus de comment s’est opérée la transition de peintre vers sculpteur. Probablement en école de mode où j’adorais travailler le vêtement à même le mannequin pour créer d’incroyables volumes. Volumes par lesquels les professeurs reconnaissaient de suite mon travail.

Ce que j’aimais dans le stylisme puis dans la sculpture, mais que je ne trouvais pas dans la peinture, c’étaient les différentes étapes qui nécessitaient :

  • des outils différents,
  • des lieux différents,
  • du mouvement, comme autant d’activités différentes.

Rester immobile devant un chevalet, j’avais du mal.

Alors bien sûr, maintenant je sais que la peinture ne se réduit pas à poser bien sagement des couleurs assorties sur une toile. De même que je regrettais le manque de couleurs dans la sculpture, je connais désormais des artistes qui ont pallié tous les manques que je reprochais.

Mais je vous le rappelle, « avant la gravure » c’était il y a 15 ans. Je sortais du bac. Le mouvement dans l’art se réduisais à l’action painting que je trouvais moche et aux performances que je ne considérais pas comme de l’art.

Je ne connaissais de « gravure » que le terme qui désignait de vieilles illustrations dans des livres d’histoire ennuyeux.

Les gribouilleurs.

C’est très certainement la seule chose que j’aurais retenue de mes premiers cours d’histoire de l’art :

Le conflit entre ceux qui savent dessiner et se contentent de colorier et les peintres qui ne colorient pas mais ne savent clairement pas dessiner.

Conflit qui apparait aux environs du XIX è siècle, je crois.

Si je m’en souviens autant c’est que je me suis identifiée dans cette contradiction. Je faisais un beau dessin au crayon puis avec des couleurs je remplissais les surfaces.
A la peinture c’était pareil : d’abord un dessin avec un jus, puis je remplissais. Et bien que je passasse tous mes étés à recopier des livres de dessin c’était pas top. 
Le travail directement en couleur, sans dessin préalable, c’était plutôt quand j’expérimentais l’abstraction.

J’avais effectivement un sérieux problème de liaison entre la ligne et la surface (pendant un temps j’ai même envisagé d’en faire le sujet de mon mémoire :

La ligne, créatrice de masse. J’habitais en face d’une gare, ça m’inspirais….

Mais j’avais aussi un problème entre le fond et la forme, le dessin et la couleur.
Bref tous les conflits que des siècles d’histoire de l’art n’avaient pas encore tranchés vivaient en moi.

Premières expérimentations.

C’est tout d’abord dans le pochoir que j’ai cherché des solutions. Le dessin au sens classique disparaissait et la forme ne devenait visible que par la couleur. Je n’ai pas persévéré dans cette voie.

Le pantin ou la gravure avant la gravure.

la gravure avant la gravure
Le pantin. Gravure sur carton plume, 65 x 50, vers 2006.

En rangeant mes tiroirs, j’ai découvert ce pantin sur carton plume, sorte de bas-relief inversé. Prémices de la gravure, c’est lui qui m’a donné l’envie d’écrire cet article sur la gravure avant la gravure.

Je pense qu’il date du cours laps de temps où je n’allais plus en cours. Je venais d’arrêter l’école de mode, mais pour raison financière c’était mieux de rester étudiante.

  • J’ai donc entamé une formation de fleuriste par correspondance.
  • J’ai abandonné.
  • Je me suis inscrite en fac de néerlandais (très peu de temps, je me souviens à peine de comment dire bonjour)
  • J’ai commencé l’art plastique par correspondance.

Parallèlement, mon ami était aux Beaux-Arts de Versailles. De la maison, je faisais tous les sujets qu’on lui donnait à l’école.
Mais je continuais à chercher une solution au problème des gribouilleurs. La réponse était pourtant simple, mais je ne trouvais pas la technique qui me permettrait de la réaliser :

Sculpter un dessin, peindre une sculpture,

dessiner une peinture.

Ce travail était donc une tentative de résoudre le problème. Lorsque je l’ai redécouvert j’y ai vu une gravure !!!

Du lycée aux Beaux-Art, il y a eu :

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