sur la route de l'art

Dresde.

J’ai toujours eu un faible pour la culture allemande. Pour l’art du Nord et, plus particulièrement, l’art allemand. Alors quand j’ai découvert que mon école avait un partenariat Erasmus avec l’Allemagne, j’ai foncé. Pas d’échange possible avec Berlin, c’est donc à Dresde que j’ai posé ma valise.

dresde
strassbürger plätz, eau forte au sucre et à l’aquatinte, 78 x 53 cm, 2010

Le séjour à Dresde.

Les 4 mois passés là-bas comptent parmi les plus difficiles que j’ai vécus. Logement, apprentissage, relations… rien ne se passait comme je l’aurais voulu.

Je suis arrivée deux semaines avant la rentrée, afin de m’habituer à ville et la langue. La résidence étudiante était donc déserte. La cuisine moisie après deux mois d’abandon et il n’y avait pas internet. D’ailleurs, à l’époque internet était limité à un usage purement professionnel.

La chambre.

Un lit, une table, une chaise, une armoire. Lino bleu. Mur de crépi blanc. Plafonnier central blafard.

Je me sentais comme un rat de laboratoire. Ni volets, ni rideaux. Je me sentais comme un rat de laboratoire.

J’ai commencé par acheter une planche et deux tréteaux. Mon bureau pour les quatre prochains mois.

L’enseignement.

La Hochschuhle für bildende Künste est spécialisée dans les métiers du livre :

  • Gravure.
  • lithographie.
  • Typographie.
  • Papier.
  • Reliure.
  • Sérigraphie.

Je devais m’inscrire dans des ateliers. Encore fallait-il qu’il reste de la place. J’ai choisi les 3 premiers mais n’y avait accès que quelques heures par semaine. Voilà qui était très troublant par rapport à l’Arba Bxl.

J’ai donc fréquenté des cours en dehors de l’école. C’est ainsi que j’ai découvert la sérigraphie même si c’est plutôt à Maître Dujat, que je dois d’apprécier cette technique et d’en posséder les bases.

Mentalité.

Le point commun à tous les cours où je suis allée était :

« ça fait 30 ans que je fais comme ça et que ça marche. Pourquoi essayer autre chose ? »

Genre de réflexion qui me brise le cœur.

Bien que nous fussions dans les années 2010, j’avais l’impression qu’il y avait encore un mur et que j’étais du mauvais côté.

Le dernier jour, pour valider mon trimestre, je devais présenter mon travail à un responsable. Il fut étonné de la quantité de ma production.

Retour.

Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée dans une imprimerie à Leipzig. J’ai tout de suite adoré. Les gens étaient très accueillants et proposaient déjà de me prendre en stage ! Hélas, je ne pouvais pas prolonger ma période Erasmus plus longtemps.

De retour à Bruxelles, j’ai voulu arrêter les études. Mais avec le soutien et les encouragements de mon professeur principal, je suis revenue.

Comment Dresde a-t-elle influencé ma vie ?

La TYPO.

Ce qui n’était que pure curiosité m’a conduite à l’achat de ma toute première presse. Une presse typo. En attendant que je termine mes études nous l’avons stockée ici à Montfermeil.

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