comment créer, écrits sur mon travail., Pluie, une oeuvre, une histoire.

L’exemple de Pluie et Galets sous la pluie.

Aujourd’hui dans comment créer, je vais vous raconter comment j’ai procédé pour la création de « pluie » et « galets sous la pluie. »

Pluie est un rideau de coquillages. Galets sous la pluie, un brise-vue qui m’a été commandé pour accompagner la Pluie. Deux œuvres que j’ai adorées créer. En effet, elles ont été toute à la fois un mélange d’estampe et de peinture si on peut dire.

Aussi bien pour l’une que pour l’autre j’ai procédé de la même façon, à une petite différence près : pour les Galets, j’ai dû découper les supports.

Supports.

Pluie.

Pluie, lors de sa 2ème présentation.

Des coquillages – couteaux – que j’ai ramassé sur la plage de Cabourg un été.

Galets sous la pluie.

A la différence de pluie qui était très spontanée, il s’agissait là d’une commande. J’ai donc étudié et analysé différents supports. J’ai choisi différents plexiglas.

  • Neutre.
  • Opaque.
  • Avec des textures m’évoquant l’eau.

J’ai ensuite découpé la totalité des plaques en de petites unités de formes et de tailles similaires à celles d’un galet.

Motifs.

galets sous la pluie
Galets sous la pluie, en cours d’assemblage.

Le motif de la pluie offre une grande liberté :

  • Linéaire comme sur les estampes japonaises.
  • Sous formes de petites gouttes d’eau ou de petits traits comme sur les dessins d’enfants.

Dans mon cas, la liberté était d’autant plus grande que l’œuvre était fractionnée.

La collecte.

J’ai commencé par imprimer sans réfléchir tous les motifs qui m’inspirait la pluie dans les couleurs que m’évoquait le thème.

  • Pluie noire et fine, sous forme de gouttes d’eau ou en tiret.
  • Orage.
  • Gros nuages.
  • Ciel gris.
  • Le rayon de soleil qui perce parfois à travers les nuages.
  • Brouillard.
  • L’eau qui tombe dans une flaque.
  • Les différentes teintes de bleu qui précèdent ou succèdent à la pluie.

L’objectif était d’obtenir une accumulation de motifs et de couleur à partir desquels composer l’œuvre finale.

Lors de la 1ere exposition de Pluie, je me suis aperçue que l’intérieur blanc des coquillages avait trop de présence. Ultérieurement j’ai passé de la peinture en bombe.

Pour le brise-vue, j’ai anticipé et j’ai bombé avant l’assemblage. Mais je n’ai plus choisi les couleurs de la pluie. J’ai choisi celles qu’avaient les galets de la plage d’Hendaye dans un de mes souvenirs d’enfance. A savoir une gamme allant du gris bleuté au rose pale.

Composition.

Là aussi je me suis beaucoup amusée. J’avais l’impression d’être un peintre.  Les fragments des œuvres étaient dans des boites, classés par couleurs. Je disposais ainsi d’une palette de coquillages / pluie / galets.

Je les posais un à un, en pensant uniquement au rapport coloré qu’ils entretenaient entre eux. Pluie est légèrement plus narratif. En haut, il y a du jaune pour le soleil. En bas, quelques tâches de rouge pour les phares des voitures.

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *