écrits sur mon travail., gravure, une oeuvre, une histoire.

Quadrichromie du quotidien.

pointe sèche en 4 plaques : 20x30cm ;2x (40x30cm) ; 70x35cm

Les quadrichromies du quotidien sont une exploration entamées en 2010. Je n’ai pas énormément poussé la chose depuis, bien que l’idée ne me soit jamais sortie de la tête.

Il y a actuellement trois (séries d’) œuvres qui en font parti :

  • L’inconnu.
  • Clown.
  • Les aviateurs.

Rencontre avec la quadrichromie.

De l’imprimerie au stylo.

Ce n’est pas la classique quadrichromie qui m’a intéressée, le CMJN de l’imprimerie, mais le BRVN (bleu – rouge – vert – noir) de nos Bic 4 couleurs. Celui de tous les jours d’où le terme de quadrichromie du quotidien.

J’ai découvert le potentiel de cet outil (le stylo 4 couleurs) lors de ma première année aux Beaux-Arts, dans l’atelier de dessin.

Rencontre avec une anonyme.

Une élève dessinait au stylo bille. Aussi bien monochrome que 4 couleurs. Vers la fin de l’année elle a élargi sa palette grâce aux stylos gel. C’était la première fois que je voyais ça. J’étais totalement subjuguée. Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse y avoir tant de possibilités avec un simple stylo.

Cette découverte m’enthousiasmait d’autant plus que le prof nous avait déjà parlé de la ressemblance entre pointe sèche et stylo à bille.

Je ne sais pas dans laquelle de ces deux techniques je suis la plus mauvaise…

L’inconnu, ma première quadrichromie.

quadrichromie du quotidien
gravure au dremel, 4 plaques, 30x40cm

Quand j’ai entamé cette gravure, je n’avais nullement l’intention d’en faire une quadri. C’était une tête de plus.

J’ai toujours admiré les résultats hyper réalistes et bien que j’ai toujours eu la flemme de pousser un dessin, il m’est arrivée de vouloir en aboutir certain plus que d’autres. C’est le cas de celui-ci.

Mais je sais aussi que le mieux est l’ennemi du bien. Comment savoir quand s’arrêter ? Je mettrai bien encore un trait. Et un autre. MAis ne sera-t-il pas le trait de trop ?

Forte de mon expérience (le minimum vital) de Photoshop, j’ai décidé d’appliquer le principe des calques à ma gravure. C’est à dire que chaque fois que j’ai hésité à m’arrêter ou à continuer, ou que je ne savais plus trop comment avancer, je préparais une nouvelle plaque.

Ce n’est qu’à la fin, quand j’ai eu toutes mes plaques et l’estampe monochrome achevée que ça a fait tilt dans ma tête et que j’ai imprimé avec ces 4 couleurs, sous l’influence des beaux dessins que j’avais vu dans l’atelier au bout du couloir.

La quadrichomie en juin 2010.

(Ci-dessous, le premier article sur la quadrichromie, daté du 22 juin 2010, époque des premières réalisations).

Le stylo à bille 4 couleurs fait patie intégrante de notre quotidien.  Il est synonyme de rapidité, accompagne les les dessins que nous gribouillons au téléphonne.

Je joue ici sur le contraste entre la spontanéité du 4 couleurs et la reflexion que nécessite la composition d’une estampe en quadrichromie. 

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