écrits sur mon travail., exposition

PLUIE. estampes sur coquillages.

J’aime jouer avec les techniques de l’estampe, autant que de me jouer d’elles.
Avec « Pluie », j’imagine une estampe qui se vit autant qu’elle se regarde.

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D’où vient l’idée ?

En 2016, le thème “rhizome” est lancé pour une nouvelle exposition collective de l’atelier au Lilas au 3993 à Romainville (lieu qui n’existe plus aujourd’hui).

L’été, sur la plage je m’ennuie. Je me souviens que je dis toujours : “quand on dessine, on ne s’ennuie jamais”. Je ramasse donc un coquillage au hasard dans le but de le dessiner. Soudain dans ma tête, je vois des centaines et des centaines de coquillages, qui tombent du ciel, et j’imagine qu’on peut les traverser. Je reviens donc avec un grand sac poubelle et commence la collecte.

Initialement je voulais 5 cercles de coquillages et au centre de chacun une sculpture réalisée dans une matrice de cuivre.

Pour la diversité et la polyvalence.

J’ai grandi au rythme de “tu veux faire trop de choses, tu ne pourras rien faire de bien”. Notre société rêve de spécialisation et prône la polyvalence. Je refuse de m’enfermer dans une technique. L’art est un voyage fait de découvertes.

Pluie est ma façon de répondre à cette contrainte de spécialisation sans pour autant m’enfermer. Avant toute chose pluie est une estampe. L’installation n’existe pas sans l’estampe. Pluie est une gravure, agrémenté de quelques sérigraphies.


Description technique.

PLUIE est constituée d’un millier de coquillages. Uniquement des couteaux ramassés sur la plage de Cabourg.

Sur chacun d’eux est imprimé un motif qui représente la pluie.

Les couleurs de la pluie.

  • Noir
  • Gris de payne
  • Blanc
  • Bleu ciel
  • Bleu outremer (ciel d’orage)
  • Jaune (lumière du soleil)
  • Orange (lumière du soleil)
  • Rouge (phare de voitures)

Techniques utilisées :

  • Aquatinte
  • Pointe sèche
  • Eau-forte
  • Monotype
  • Sérigraphie
  • Transfert photo
  • Peinture en bombe à l’intérieur des coquillages. J’ai rajouté cette technqiue après la troisième exposition (et n’est donc pas visible sur ces photos) car contre un mur, cela paraissait trop blanc.
  • Les coquillages ont été fixés individuellement au pistolet à colle sur du fil de lin.

L’estampe dans l’espace.

Ce qu’il y a d’important dans cette installation de coquillages, ce ne sont pas les coquillages qui ne sont que le fruit du hasard et, pour moi, un support comme un autre. L’important c’est la notion de pluie. C’est-à-dire l’idée d’une estampe non pas en volume mais qui se développe dans l’espace, où le spectateur pourrait se promener physiquement à la fois dans l’œuvre et son processus de création puisque la frontière entre matrice et estampe seraient exposées indifféremment (je souhaiterais faire une version de la pluie avec mes anciennes matrices de cuivre, et jouer sur les ombres à la manière de Calder).

Pluie est un pas de plus dans mes recherches sur le multiple unique  et dans mon envie d’atténuer les frontières entre les différentes techniques pour ne plus avoir à choisir.


L’oeuvre fait désormais partie d’une collection privée.

Les différents lieux où Pluie a été exposée.

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