Quand l’appétit va, tout va. Lentement mais sûrement. Le goûter c’est sacré. Tant qu’il y a du métal, il y a de l’espoir. Une bonne journée commence par un bon repas. Il est plus facile de faire un marathon que de se priver de dessert. La girafe a tout pour réussir : les pieds sur terre et la tête dans les nuages. Tout se grave, tout s’imprime. La gravure jusqu’au bout du monde.

Biographie.

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Au salon de printemps de Montfermeil.

Sortir des habitudes.

Née en 1986, à Paris j’ai tout de suite voulu faire un métier qui sortait des habitudes. De médecin sans frontière à grand reporter-photographe, en passant par prof d’équitation et écrivain poète, j’éprouve aussi un attrait pour les métiers rares, ou de conservation. Ce qui m’anime c’est l’aventure, le rêve, le partage, l’autre, la transmission, la mémoire.

Le choix de l’art.

Bien que l’art plastique fût toujours présent dans ma vie, c’est au lycée que je décide de m’y consacrer pleinement. A partir de ce moment, ma vie tourne autour de l’art, depuis les études jusqu’aux nombreux voyages que j’ai eu la chance de faire.

En 2012, après des études à l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles, où j’obtiens un Master 2 spécialisé en images imprimées avec les hautes distinctions du jury, je rentre en France. Je m’installe en banlieue parisienne, à Montfermeil.

Il me faut quelques temps pour reprendre mes marques et installer mon espace de création. Je trouve un emploi de professeur d’arts plastiques au collège et lycée et la routine s’installe.

Action !

En 2015, je décide de passer à l’action. C’est maintenant ou jamais. Je dis « oui » à toutes les opportunités que je trouve et intègre le groupement intensité. A partir de ce moment les expositions vont s’enchainer.

Trois ans plus tard, je rencontre Kanno Ritsuwo, fondateur de l’atelier Outotsu. Nouvelle opportunité, nouvelle rencontre, nouveau coup de cœur. Je ne réfléchis pas et lui annonce que je pars au Japon.
Il ne peut pas me recevoir l’été même, mais il m’attend pour 2019. Je passe donc l’année à préparer l’aventure. J’étudie le japonais, 6ème langue étrangère à mon actif (que voulez-vous, je suis bavarde…) et fonde la résidence 1001 km d’artistes en partenariat avec Olivier Wahl, dans le but de financer mon séjour.

Ce séjour au Japon fut décisif. Quelques minutes après la rentrée de classe, je comprends que ma place est dans mon atelier et annonce que je quitterai mon travail à la fin de l’année scolaire.

Depuis, je travaille à développer la résidence 1001 km d’artistes dans le but d’en faire profiter d’autres créateurs et continue mon exploration systématique de la gravure à travers l’étude de l’histoire de l’art.

Démarche.

atelier gravure

Persévérance, authenticité, expérimentation.

Rigueur et persévérance ne sont pas antagonistes de liberté. Ils sont des moyens de l’atteindre.

Laura Loriers.

Persévérance.

Qui n’a jamais entendu :

« c’est en forgeant qu’on devient forgeron ».

Ajoutez à cela, un exemple plus spécifique :

« Combien de temps avant qu’un apprenti scribe égyptien ne trace sa première ligne ? »

Saupoudrez l’ensemble d’émissions d’art et d’artisanat qui font rêver.

Je crois qu’avant même d’être artiste, ce que je souhaitais, c’était de réaliser mes rêves et pour cela j’étais prête à prendre le temps qu’il faudrait et à tout essayer. Lentement mais sûrement, pas après pas.

Authenticité.

Je ne cherche pas à vous séduire, ni ne ferai rentrer mes créations dans une case pour mieux vous plaire.

Ce qui prime c’est l’échange et le partage. Chaque estampe est le témoignage sincère d’une histoire, d’un vécu. Et s’il y a tant de diversité c’est que j’ai la chance d’avoir une vie riche d’expérience. Et tout ça c’est en parti grâce à vous.

Expérimentation.

J’aime l’aventure. Expérimenter. Relever des défis, progresser, découvrir, apprendre sans cesse. Mon but n’est pas de faire chaque jour mieux que le précédent mais de donner chaque fois le meilleur de moi-même.

S’il est une chose que je déteste, c’est bien de me reposer sur mes acquis. Et l’estampe m’offre par sa richesse, le moyen d‘explorer sans cesse de nouveaux horizons.

Rendre l’éphémère éternel.

Je souhaite vous offrir quelque chose de durable, un morceau d’espoir, comme un matin de ciel bleu après une nuit de tempête.

Laura Loriers

Quel étrange paradoxe de vouloir laisser une trace dans un monde ou tout se jette, les objets comme les relations. Sans parler du temps qui semble avoir un don pour nous filer entre les mains quand tout va bien et se reposer quand tout va mal.

La mémoire, c’est un sujet qui m’habite de part mon vécu, mes expériences personnelles. Quoi de plus horrible que de ce retrouver face à un être cher qui ne vous reconnait plus ? Quoi de plus frustrant que de voir des souvenirs, aussi précieux que des trésors, s’effacer, se modifier ?

Graver dans sa mémoire.

Notre cerveau est une matrice enregistreuse. Il est façonné par le temps. Les images qui s’y impriment sont celles qui sont répétées. Celles qui s’y gravent sont issues de fais marquants. L’usure, atténue ou modifie plus ou moins ces souvenirs. En ce sens, quelle différence entre un cerveau et une plaque de cuivre ?

Je grave pour ne pas oublier. Je grave pour m’approprier la vie, l’encrer dans mon cœur, la posséder.

Tout n’est que prétexte.

Je n’essaie pas vraiment de dire quelque chose, j’essaie de faire quelque chose.

Francis Bacon.

Vous l’aurez compris, comme le dit si bien F. Bacon, je n’essaie pas vraiment de dire quelque chose mais de faire quelque chose. Voir même de m’approprier quelque chose. Ce qui compte c’est de créer. Ce qui m’anime c’est la gravure. Mon véritable sujet c’est l’exploration de ce médium. A partir de là tout n’est que prétexte pour créer la rencontre.

Un grain de folie.

La richesse est dans la diversité.

Laura Loriers.

Un peu de folie n’a jamais tué personne. Bien au contraire elle embellit la vie. La folie est aussi ma réponse au monde.

Le graveur fou est né parce-que j’en ai eu marre qu’on me dise ce qu’est la gravure et comme elle doit se pratiquer. Chaque fois qu’on essaie de me faire rentrer dans une case, je tente l’extrême opposé de ce qu’on attend de moi, et cherche une idée folle, un truc que je n’ai encore jamais fait et dont on dira “j’y crois pas”.

La vie est trop courte pour se cantonner à ce que l’on attend de nous. Alors mordons la à pleine dents et dessinons la à notre envie, comme l’acide mord le cuivre selon les lignes que nous y avons tracées.

Articles de presse.

Quelques articles de presse rendant compte de mes expositions et interventions avec les villes.

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